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mercredi, 15 mars 2017 00:00

CRISPR-Cas9 : jusqu’où ces transgressions éthiques à répétition ?

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Une équipe chinoise de scientifiques vient de publier une étude dans laquelle ils annoncent avoir utilisé la technique CRISPR-Cas9 sur des embryons humains viables. Les expériences ont été menées au stade zygote du développement embryonnaire, c’est-à-dire au stade de la première cellule issue de la fécondation.

Les embryons ont été créés pour la recherche à partir d’ovocytes issus de cycles de procréation assistée et donnés à la recherche, fécondés par des spermatozoïdes de deux donneurs porteurs de maladies génétiques.

Ils ont ensuite utilisé l’outil de génie génétique CRISPR-Cas9 pour tenter de « corriger »  l’ADN de ces embryons, au stade zygote, en ciblant les gènes porteurs d’anomalies.

  • L’un  des hommes est porteur d’une mutation génétique sur son chromosome X (appelée G1376T dans le gène de l’enzyme glucose-6-phosphate déhydrogénase (G-6-PD), une enzyme indispensable pour la survie des globules rouges) qui conduit à une forme de « favisme ». Cette maladie, liée au déficit de cette enzyme, conduit les personnes touchées à éviter certains aliments, qui déclenchent la destruction des globules rouges, dont les fèves qui ont donné leur nom à cette maladie. L’expérience chinoise a montré que dans deux des embryons résultant de la FIV, la mutation G1376T a été corrigée par CRISPR-Cas9. Mais dans l’un des embryons, toutes les cellules n’ont pas été corrigées. CRISPR-Cas9 a « désactivé » le gène G6PD seulement dans certaines de ses cellules, mais pas dans toutes, ce qui se nomme un effet «mosaïque».
  • Le deuxième donneur de sperme était porteur d’une mutation appelée bêta 41-42, qui est l’une des causes de bêta-thalassémie, une maladie du sang. Quatre des embryons résultant de la FIV étaient porteurs de cette mutation. Dans un cas, CRISPR a induit une autre mutation, ailleurs dans l’ADN. Dans un autre cas, la mutation a été réparée avec succès seulement dans certaines cellules, créant ainsi un autre embryon « mosaïque » et la modification génétique opérée par CRISPR-Cas9 n’a pas fonctionné du tout dans les deux autres embryons.

  Source: alliancevita.org

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